Houblonnière Poppin’s Hops

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Pour faire de la bière, il faut du malt, de l’eau, de la levure et du houblon ! Ces dernières années, le nombre de brasseries artisanales a explosé y compris en Vendée. La filière évolue. Les brasseurs·sses sont nombreux·ses à vouloir privilégier des matières premières biologiques et locales comme l’orge utilisé pour la confection du malt. Qu’en est-il du houblon ? Des projets de houblonnière, tels que celui de Marie près de Montaigu, voient le jour pour pallier au manque de houblon local. Elle vient de se lancer dans l’aventure en créant “Poppin’s Hops”.

Bonjour Marie, comment en es-tu venue à créer une houblonnière ?

Après différentes expériences professionnelles, j’ai commencé à penser à faire autre chose, j’aimais ce que je faisais mais j’avais envie de voler de mes propres ailes. Je repensais à l’agriculture,  c’est un milieu qui m’a toujours attirée. Il y a quelques années, pendant mes recherches sur internet, je suis tombée sur la culture du houblon. J’ai trouvé cette plante superbe et surprenante, je m’y suis intéressée mais à ce moment là il y avait peu d’informations disponibles.

Fin 2018 j’ai quitté mon poste, j’ai eu plusieurs projets en tête mais c’est toujours l’agriculture qui revenait. Je n’avais pas envie d’un projet classique, et petit à petit la culture du houblon m’est revenue et cela m’a semblé évident, c’était la culture atypique que je cherchais. Je suis amatrice de bières artisanales et de la convivialité que cela apporte.

Donc j’ai relancé mes recherches, j’ai découvert l’association des Houblons de France qui participe à la promotion et à la relocalisation du houblon français. J’ai également rencontré des houblonniers qui se sont installés en Loire-Atlantique et en Bretagne. Cela a été des partages d’expériences passionnants et j’ai pu bénéficier d’un soutien de leur part.

J’ai également contacté les brasseurs vendéens pour leur parler de mon projet et savoir si du houblon bio vendéen les intéresserait. J’ai eu de très bons retours et beaucoup d’encouragements. Beaucoup m’ont dit qu’ils aimeraient brasser avec du houblon bio mais qu’ils avaient du mal à s’approvisionner. La plupart du houblon est importé de l’étranger. Je me suis dit qu’il était temps que je passe le cap.

Je me suis inscrite à la formation “produire du houblon bio” proposée par le CFPPA d’Obernai en Alsace. J’ai également participé à la récolte chez un houblonnier dans le Nord pour apprendre et vivre ce qui m’attendait par la suite. J’ai bien compris que c’était une culture compliquée et très technique, qui demande beaucoup d’investissement, mais la passion ma pousser à me lancer dans cette aventure

Photo de la houblonnière Poppin's Hops de Marie Migné en Vendée près de Montaigu en avril 2020
Houblonnière Poppin’s Hops – Avril 2020
Où en est le projet actuellement ? 

Aujourd’hui la houblonnière est terminée. Après avoir installé une centaine de piquets qui font entre 7 et 8 mètres de haut et plusieurs kilomètres de câbles qui font la structure, je suis en pleine plantation. J’ai choisi de cultiver 6 variétés différentes sur un hectare, ça représente environ 2300 plants. J’ai des contacts avec des brasseurs locaux et régionaux pour la suite.

Comment vois-tu évoluer le projet ? 

Pour le moment, je me consacre à la culture du houblon et à l’apprentissage de cette plante si particulière. Si tout va bien, j’aimerais agrandir rapidement la surface de culture car pour en vivre, un hectare n’est pas suffisant au vu des investissements nécessaires. Chaque chose en son temps. Mon objectif premier est de réussir à produire un houblon bio de qualité et de contribuer au marché bio local. 

Dernière question, comment peut-on te joindre pour réserver et acheter du houblon ? 

Vous pouvez me joindre par téléphone au 0684432977 ou par mail marie.migne@gmail.com .

Instagram : https://www.instagram.com/poppins_hops/

Une page Facebook devrait voir le jour prochainement.

La Coopine

[Interview] Brasserie La Coopine

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Lors de mes recherches pour l’organisation du salon de la Bière “Croix de Vie, Croix de Bière”, une mystérieuse Malterie du Tigre apparaissait régulièrement. Son numéro de Siret indique deux établissements dont un dédié à la fabrication de la bière hébergé dans les locaux de la CAVAC à Luçon. Ni une, ni deux, j’active le réseau et j’obtiens les coordonnées d’Adrien Caufment, gérant de la Brasserie La Coopine , la branche “brassage” de la société “La Malterie du Tigre”.

Nous échangeons quelques mails et un rendez-vous est fixé rapidement.

Pouvez-vous vous présenter et nous présenter “La Coopine” ?

Je m’appelle Adrien Caufment, j’ai 35 ans et je suis en charge de la valorisation de la céréale des agriculteurs dont l’orge de Brasserie de Printemps (pour produire les malts nobles à destination de la brasserie artisanale) à la CAVAC. Le projet de brasserie est né lors d’échanges avec Jean-Claude Piveteau, collègue de travail.

Nous nous intéressions par curiosité au développement du brassage artisanal de la bière. Puis après différentes études, nous avons créé la Brasserie “La Coopine”. La société est une filiale de la CAVAC et elle a différents objectifs à court, moyen et long terme :

  • Brasser de la bière (La Coopine) qui sera distribuée dans tout le réseau (Vendée et Deux-sèvres)
  • Brasser à partir d’orge bio de Vendée et des Deux-Sèvres
  • Produire le malt localement à partir d’orge bio des deux départements
Bières La Coopine en rayon

Où en est le projet aujourd’hui ?

La brasserie est implantée à Luçon : le cœur de la production d’orge en Vendée.
Aucune brasserie n’est implantée sur Luçon ni sur ses alentours actuellement. C’est pour ces raisons que nous souhaitons nous concentrer sur ce territoire pour la production comme pour la distribution.

Nous avons déjà réalisé plusieurs brassins, nous en sommes aujourd’hui au sixième. Notre objectif est de proposer à la vente nos bières pour Noël. Vous pourrez retrouver l’ensemble de la gamme (blonde, ambrée et bière de saison ainsi qu’un coffret pour Noël) dans les rayons d’ici la fin d’année.

Quelles sont les prochaines étapes ?

Le projet est encore jeune, la brasserie existe seulement depuis quelques mois. En plus de la gamme habituelle (blonde et ambrée), nous souhaitons produire des bières différentes en fonction des saisons. Nous avons pour objectif de produire 200 hectolitres par an. L’installation actuelle est en capacité de produire jusqu’à 500 hectolitres par an.

Nous n’excluons pas de créer une malterie et même une houblonnière mais nous souhaitons, pour le moment, nous concentrer sur la partie brasserie. Car aujourd’hui, même si les brasseries artisanales continuent de se développer en Vendée, la majeur partie du malt et du houblon utilisée provient d’ailleurs.

Crédit photo : Facebook Gamm Vert Luçon
Crédit photo : Gamm Vert Fontenay-le-Comte

Lien vers le site : https://www.lacoopine.fr/

[Interview] Brasserie Opé

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Nous avons posé quelques questions à Pierre Brodu de la Brasserie Opé aux Sables d’Olonne, avant sa venue au Salon de la Bière qui se tiendra le samedi 28 septembre à Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

Pouvez-vous vous présenter ? votre parcours ?

Je suis Pierre Brodu et j’ai 36 ans.
Au cours de mes études d’ingénieur en Chimie à Lille, j’ai découvert toute la richesse aromatique de la bière, boisson que j’appréciais déjà pour son goût et par la convivialité que procurent les moments de dégustation.
En intégrant l’association de biérologie de mon école, j’ai pu goûter un large panel de saveurs lors de dégustations thématiques.

Comment vous est venu l’envie de monter une brasserie ? Pourquoi aux Sables-d’Olonne ?

A ma sortie d’école en 2010, j’ai travaillé dans l’industrie sur la conception de produits et la gestion de projets, mais mon fort intérêt pour la bière ne m’a jamais quitté. Je brassais à titre amateur, pour le plus grand plaisir de mon entourage et il y a 2 ans, j’ai décidé d’en faire mon métier et de créer la Brasserie Opé aux Sables d’Olonne, où je vis depuis 9 ans.

Pourquoi la brasserie Opé ?

Conscient des enjeux environnementaux actuels, j’ai choisi de réduire ma production de déchets, notamment en mettant en place un système de consigne des bouteilles. De plus, j’utilise un système de chauffe performant et automatisé, alimenté par une électricité verte dans le but de réduire mon impact environnemental.
J’ai choisi le nom Opé pour ma brasserie, en clin d’œil à l’expression qu’utilisent les sablais pour se saluer. « Opé pour une bière » parle aussi à tout le monde !!

Pouvez-vous présenter vos produits actuels ? Vos projets/futurs projets ?

Nées d’une sélection exigeante de malts et de houblons BIO, associée à la maîtrise des techniques brassicoles traditionnelles, les bières Opé ont pour but de mettre en valeur les richesses aromatiques méconnues qu’offre cette boisson.
Je propose actuellement une gamme de 3 bières variées (Wheat Ale, Summer Ale et India Pale Ale).
Après une première saison avec de nombreux retours positifs, je souhaite développer la gamme et proposer de nouvelles saveurs. Je travaille en ce moment à l’élaboration d’une bière brune. Des projets de collaboration avec des artisans locaux sont également en cours.

Mes bières sont actuellement proposées aux Sables et à proximité. J’ai pour objectif d’élargir mon réseau de distribution et de toucher encore plus d’amateurs de bières.

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[Interview] Brasserie La Beun’aise

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Nous avons posé quelques questions à Christophe et Maria Gauthier de la Brasserie La Beun’Aise à Aytré, avant leur venue au Salon de la Bière qui se tiendra le samedi 28 septembre à Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

Pouvez-vous vous présenter ? votre parcours ?

Nous nous appelons Christophe et Maria Gauthier, nous avons respectivement 44 et 54 ans, nous sommes mariés. Christophe est originaire de Saint Jean d’Angély en Charente-Maritime, Maria est née à Sofia et a toujours la nationalité bulgare.

Christophe a eu une première carrière dans le domaine de la presse informatique (L’Ordinateur Individuel, Micro Hebdo, 01net Magazine). Maria a d’abord été responsable des ventes pour plusieurs sociétés du monde médical (notamment Johnson & Johnson) et dans le domaine du génie écologique.

Comment vous est venu l’envie de monter une brasserie ? Pourquoi à Aytré ? Pourquoi la brasserie La Beun’aise ?

Par amour pour la bière avant tout ! L’idée de travailler dans ce domaine remonte à une dizaine d’années mais elle a mis du temps à se concrétiser. Fin 2013, Christophe quitte son travail et très vite, l’idée de monter une microbrasserie s’impose : brasseur amateur depuis quelques temps déjà, il imagine de transformer cette passion en métier. Initialement Maria était dubitative, mais l’enthousiasme de Christophe a fini de la convaincre.

C’était aussi l’occasion de se lancer dans un projet de vie de plus grande ampleur : quitter la région parisienne, se rapprocher de l’océan et reprendre notre vie professionnelle en mains. La région de la Rochelle réunissait les atouts nécessaires et permettait de se rapprocher de la famille. Cela a abouti en février 2015 avec la création de la brasserie La Beun’aise, le jour des 40 ans de Christophe.

Et pourquoi « beun’aise » ? En patois charentais (et ailleurs, puisque c’est un mot répandu dans le grand ouest, avec quelques variantes), cela signifie être bien à l’aise. Exactement comme lorsqu’on se détend en buvant une bonne bière !

Présentation des différentes bières de la Brasserie La Beun’Aise

Pouvez-vous présenter vos produits ? Vos projets/futurs projets ?

Aujourd’hui nous proposons une gamme « classique » de quatre bières (La Blonde, La Blanche, L’Ambrée, La Brune), produites toute l’année, complétée par une gamme flottante de bières spéciales et de saison, plus ponctuelles : O Buffe (triple), Red Sails (IPA), Été Sauvage (saison), Blackstar (imperial stout), bières de Mars et de Noël… Nous souhaitons faire découvrir les bières artisanales au plus grand nombre.

Toutes nos bières sont de fermentation haute, non filtrées, non pasteurisées, refermentées en bouteilles ou en fûts. Nous les distribuons essentiellement à une heure de route autour de La Rochelle.

Aujourd’hui nous nous sentons à l’étroit dans notre local, un agrandissement est à l’étude avec un nouveau bâtiment et une salle de brassage plus importante (10 hectos au lieu de 5 aujourd’hui).

Coordonnées :

[Interview] Brasserie du Marsouin

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Nous avons posé quelques questions à Frédéric Maindron, fondateur et gérant de la Brasserie du Marsouin à Brétignolles-sur-mer, avant sa venue au Salon de la Bière qui se tiendra le samedi 28 septembre à Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

De nature curieux, j’ai donc appris par des rencontres, des ouvrages, des événements, des articles d’internautes, mais le véritable déclic est survenu lors d’un voyage aux Etats-Unis avec ma compagne, nous avons découvert un paysage brassicole tellement plus avancé que par nos contrées, avec des multitudes de bières crafts d’excellente qualité. C’est ce qui nous a vraiment donné envie de faire nos propres bières !

Suite aux succès de nos différents brassins et de leur bonne évolution, le plaisir rencontré à faire sa propre bière suivant ses propres goûts et surtout l’envie de la faire partager et par la même occasion de faire découvrir la bière d’une manière différente, j’ai eu envie de me lancer dans cette aventure. Le succès grandissant des brasseries artisanales, m’a également poussé à m’installer le plus rapidement possible pour prendre le train en marche.

J’ai choisi de m’implanter à Brétignolles-sur-Mer avec le marsouin car je suis natif de la commune, j’ai vraiment tenu à ce que la brasserie soit basée ici car le marsouin représente Brétignolles-sur-Mer et moi aussi quelque part, petit j’ai joué au football, tennis et Basket, à l’époque les trois clubs étaient représentés par l’emblème du marsouin. Aujourd’hui je passe davantage de temps sur la mer et sous la mer d’où la liaison avec le marsouin qui est un mammifère marin que l’on rencontrait fréquemment sur nos côtes mais malheureusement aujourd’hui, un peu moins.

La brasserie du marsouin a donc pris réellement forme en juillet, et mes premières bières sont tout juste disponibles, hormis la blanche, nous serons en mesure de présenter les 5 autres bières que nous avons produites plus une bière éphémère. C’est un de nos projets, en plus de nos bières régulières, nous souhaitons sortir fréquemment des brassins éphémères dans des styles différents car les amateurs de bières sont, comme moi-même, avides de découvertes.”

Voici les bières proposées par la Brasserie du Marsouin :

Coordonnées :

  • Adresse : 21 rue Gutenberg, Brétignolles-sur-mer
  • Gérant : Frédéric Maindron
  • Tel : 06 06 40 83 68
  • Email : brasserie.marsouin@gmail.com
  • Facebook : Brasserie du Marsouin